

La Goutte de Lait au Bureau de bienfaisance
Considérant l’importance prise par l’institution et son enjeu de santé publique, le maire décide du transfert de l’œuvre de la Goutte de Lait au Bureau de bienfaisance à compter du 1er novembre 1906. « En protégeant l’enfance, en la fortifiant, on prépare non seulement des générations plus fortes et mieux armées contre les dangers des maladies contagieuses, mais aussi on diminue le nombre de malades qui fréquentent les dispensaires et les hôpitaux », souligne le rapport de l'année 1905.
Ces nouveaux locaux, plus spacieux, permettent d’accueillir davantage de mères et leurs enfants, et dans de meilleures conditions. « Tous les enfants de 0 à 2 ans quels qu’ils soient y sont admis, toutes les mères peuvent y venir chercher l’enseignement des règles de l’hygiène alimentaire du nourrisson. L’œuvre est donc d’abord une œuvre d’enseignement ; c’est aussi une œuvre d’Assistance pour les enfants pauvres » (rapport de fonctionnement depuis le 1er novembre 1906).
Mais, dès 1908, les espaces d’accueil de la Goutte de Lait se révèlent trop exigus pour prendre en charge un nombre croissant d’enfants, dans « les conditions hygiéniques voulues ». Une succursale est finalement ouverte en 1909 à Chantenay (compte moral et financier pour l'exercice de 1908), commune annexée à Nantes l’année précédente.
« Nous renouvelons notre regret de n’avoir pu cette année assister toutes les mères pauvres qui n’avaient qu’un enfant. Les jeunes mères sont surtout celles que nous avons à guider : elles ne sont pas encore instruites des choses de l’alimentation du nouveau-né et des soins que nécessitent les jeunes enfants, et d’autre part, elles n’ont pas pu encore contracter les habitudes consacrées par la routine et le plus souvent si préjudiciables à la santé de l’enfant » (rapport annuel de 1908).